Début du FIFF(F): Festival international du film de Fribourg (et des femmes)

FIFF 2016Le FIFF (Festival international du film de Fribourg) célèbre en 2016 ses trente ans, dont cinq sous la direction de Thierry Jobin – et une seule édition, malheureusement, sous le regard ravi de LMDLO, en 2012. On imagine le brainstorming pour décider du thème de l’année : prix d’honneur décerné à George Clooney ou Christophe Lambert, grosse(s) soirée(s) à thème arrosée(s) de double crème de Gruyère, de fondue au Vacherin et d’hectolitres de bière Cardinal (dans n’importe quel ordre), hommage(s) interminable(s) aux vingt-neuf éditions précédentes, avec séance obligatoire de bisous pleins de larmes entre anciens directeurs et lauréat-e-s, affiches couvertes de puissants calembours du type « trente fois FIFF, cent-huitante ».

« Rien de tout ça ! » s’est exclamé le directeur, la voix sûre, la tête vissée sur les épaules et le regard rivé vers l’horizon, avec peut-être aussi dans un coin de la tête la sensation de moins en moins diffuse et de plus en plus désagréable que, dans la course aux Oscars, lorsque ce sont les minorités qui courent, something is holding [them] back. Ainsi fut décidé, pour les trente ans du festival, de prendre, en toute simplicité, trente ans d’avance sur le monde, en consacrant l’édition 2016 aux femmes. Respect.

Alice Guy, tu connais ?

Fribourg va par conséquent assister à un long déluge de féminité, en commençant par la découverte de la première représentante historique du Septième Art, Alice Guy. Tu ne connais pas, lecteur/trice perplexe ? Moi non plus, je l’avoue humblement. Je nageais dans l’ignorance il y a encore quelques heures mais je remercie solennellement l’équipe du FIFF de m’avoir sorti du désert culturel où j’errais sans m’en douter, car ma vie a changé en six minutes et cinquante-sept secondes. La preuve :

Dans le sillage de cette illustre éclaireuse, et en plus de l’habituelle compétition internationale, deux sections promettent de faire date : « Décryptage : Et la femme créa le cinéma » offrira l’occasion d’une solide séance de rattrapage des œuvres de Jane Campion et Agnès Varda, entre autres ; « Cinéma de genre : plus féroces que les mâles » risque d’avoir du chien, si l’on en croit le début de la présentation officielle : « Dans un monde régi par les lois des hommes, elles semblaient condamnées à n’être que des ombres sans voix. Mais les héroïnes de Cinéma de genre : Plus féroces que les mâles en ont décidé autrement ».

Pour le reste du programme – dont une belle carte du cinéma concoctée par Geraldine Chaplin, de Lubitsch à Altman en passant par Buñuel, tout est .

Quant à ceux (et celles…) chez qui un doute persiste quant aux inégalités de fait entre garçons et filles dans le monde merveilleux du cinéma, la lecture même rapide de cette page devrait le leur ôter.

Bref. Je ramène des copines.

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