Locarno Mio (2017/3) – C. Calvet: « le film sur la Piazza Grande, un genre en soi »

Locarno Mio, c’est, en sept questions, le Festival de Locarno dans les yeux de celles et ceux qui l’arpentent depuis plus ou moins longtemps. Catherine Calvet est journaliste à Libération, et on peut la croiser tous les soirs du début du mois d’août sur la Piazza Grande. Mais surtout, elle mérite une reconnaissance éternelle : c’est à elle qu’on doit, chaque année, le « Libé des géographes ». Et plus récemment une belle série d’été sur les « Hyper-lieux ».

 

1. C’est loin Locarno ?

A vol d’oiseau non. Mais en train oui. Changer à Zurich puis à Bellinzona… C’est l’histoire de ce tout petit pays : la Suisse, qui deviendrait immense si l’on aplatissait les montagnes sur la carte.

2. C’est grand Locarno ?

Voir réponse 1. Ça peut monter. Sinon c’est surtout grand ouvert sur le lac Majeur.

3. C’est quoi Locarno ?

La troisième ville du Tessin. Un canton jadis très pauvre. Les Tessinois émigraient en Californie, en Australie, en Amérique latine… un peu comme les Italiens, leurs voisins.

C’est la ville d’un festival. De cinéma (encore un peu d’Italie).

4. Tu fais quoi à Locarno ?

Je m’enferme dans des salles obscures.

Je nage un peu dans le lac majeur. Pas assez : tous les ans je me promets que l’année suivante je verrai moins de films. Sans succès.

A la tombée de la nuit je vais regarder des films sous les étoiles, Piazza Grande.

Le film de la Piazza Grande, un genre cinématographique en soi.

5. La Piazza Grande, tu connais ?

C’est l’endroit de Locarno que je connais le mieux. J’y arrive 3 ou 4 heures avant le film (dit « film de la Piazza Grande », un genre cinématographique en soi). On y fait un peu salon, on discute des films de la journée, on y piquenique, et s’il pleut on sort les cirés et on continue de regarder le film.

Population assez variée : vieux et jeunes, suisses et étrangers, festivaliers, touristes, professionnels du cinéma mais aussi des randonneurs (identifiables aux chaussures)… sans oublier les Suisses allemands.

6. Locarno, en janvier, ça existe encore ?

Il paraît qu’on y fait du patin à glace…

C’est sûrement enfin le moment de manger la polenta au fromage.

7. Il y a un truc que tu as vu ou entendu à Locarno, que tu ne risques pas d’oublier ?

Un orage pendant un film sur la Piazza Grande.

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