Invictus, l’antiracisme soft du cow-boy Eastwood

InvictusPrès de 25 ans après la victoire de l’Afrique du Sud postapartheid à la Coupe du monde de rugby, les anciens vainqueurs tombent comme des mouches, de crise cardiaque en maladie neurodégénérative. De quoi faire ressurgir les doutes sur le triomphe des Springboks. Revoir Invictus, dans lequel Clint Eastwood célèbre l’intelligence politique de Mandela à travers la success story de l’équipe nationale de rugby, nourrit des interrogations d’un autre ordre. Derrière l’antiracisme – sans doute sincère – du film se dissimule une vision éthérée de la politique et des rapports de domination entre «races». Lire la suite

Au cinéma avec Mark Fisher (2/2)

Capitalist Realism, Mark FisherVoir ou revoir Heat, Le Parrain ou Les Fils de l’homme pour comprendre les métamorphoses de l’Occident depuis les années 1970 ? C’est ce que propose le regretté Mark Fisher dans Le Réalisme capitaliste (Capitalist Realism). Dans la lignée des analyses du postmodernisme par Fredric Jameson, ce court essai publié en 2009 – et traduit en 2018 – passe en revue les traits culturels du capitalisme tardif, c’est-à-dire de la logique politico-économique qui s’est progressivement imposée au monde depuis les années 1980. Entre deux citations de Deleuze ou Slavoj Žižek, le cinéma nord-américain sert de guide pour démêler les logiques des sociétés post-chute du Mur. (2ème partie)

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Au cinéma avec Mark Fisher (1/2)

Capitalist Realism, Mark FisherVoir ou revoir Heat, Le Parrain ou Les Fils de l’homme pour comprendre les métamorphoses de l’Occident depuis les années 1970 ? C’est ce que propose le regretté Mark Fisher dans Le Réalisme capitaliste (Capitalist Realism). Dans la lignée des analyses du postmodernisme par Fredric Jameson, ce court essai publié en 2009 – et traduit en 2018 – passe en revue les traits culturels du capitalisme tardif, c’est-à-dire de la logique politico-économique qui s’est progressivement imposée au monde depuis les années 1980. Entre deux citations de Deleuze ou Slavoj Žižek, le cinéma nord-américain sert de guide pour démêler les logiques des sociétés post-chute du Mur. (1ère partie)

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The Walking Dead: deux saisons à la campagne

Alors que la saison 10 (!) arrive à l’automne prochain, retour sur les deux premières saisons de The Walking Dead, avec la version longue d’une chronique parue dans La Géographie. Où il est question de la skyline d’Atlanta et du vert des arbres, ou comment, 19 épisodes durant, la série culte distille un discours anti-urbain et réactionnaire, dans la lignée des mythes fondateurs de la nation nord-américaine. Lire la suite

FIFF (Jour 1) Sept personnages en quête de touristes (Dreamaway)

Dreamaway, AfficheDJ, femme de chambre, animatrice ou masseur, sept jeunes employé·es d’un hôtel de Charm el-Cheikh assistent à la baisse de fréquentation des établissements de la région et affrontent l’ennui et le doute. Le documentaire Dreamaway filme leur traversée du désert – au sens propre – et en profite pour interroger le sens des hauts-lieux du tourisme mondial. Lire la suite

La palme d’ordre (Une affaire de famille, H. Kore-eda)

Une affaire de familleDans son dernier long-métrage, récompensé par la Palme d’or au Festival de Cannes 2018, Hirokazu Kore-eda filme le quotidien d’une famille tokyoïte. Il montre les difficultés rencontrées par les classes populaires, tout en poursuivant sa réflexion sur les liens familiaux et l’ordre patriarcal japonais. Lire la suite

Émancipation animée (‘Ernest et Célestine’)

À sa sortie en 2012, Ernest et Célestine a séduit la critique et multiplié nominations et récompenses. En plus de la réussite artistique des trois co-réalisateurs Benjamin Renner, Vincent Patar et Stéphane Aubier, le film propose une riche réflexion sur les modalités de maintien de l’ordre spatial dans nos sociétés. Et offre des pistes pour penser l’émancipation. Lire la suite