Petite géographie de Mad Max : la route entre civilisation et chaos

En ouverture de Mad Max : Le défi (1981), une séquence – d’ailleurs pas très indispensable – plante le décor : un long conflit entre grandes puissances a mené à un monde en manque de pétrole et envahi par les pillards, le basculement ayant commencé dans le premier volet de la série (Mad Max, 1979). On est en plein dans l’obsession de fin du monde marquant le cinéma occidental depuis les années 1960. Et la description de ce monde postapocalyptique mobilise un imaginaire géographique qui raconte les angoisses et inquiétudes des sociétés occidentales depuis un demi-siècle.

George Miller s’inscrit dans cet imaginaire géographique, tout en mobilisant des éléments propres le rattachant au cinéma australien des années 1970. Dans les aventures de Max Rockatansky, trois objets géographiques ressortent : le désert, la ville et la route. Lire la suite